Dans
les temps anciens, on ne connaissait en Chine et en Corée que le
ginseng sauvage de sous-bois. Ce ginseng était
déjà si rare qu’il était
réservé à l’Empereur, sa Cour et à
quelques Grands Seigneurs.
Les zones de cueillette du ginseng étaient classées en « Réserves Impériales ».
Ces réserves étaient clôturées et gardées. Tout braconnier surpris sur le champ en train de déterrer les précieuses racines de ginseng avait immédiatement la tête tranchée.
A la Cour Impériale, un Mandarin était spécialement préposé
à la récolte, à la préparation et à la conservation du ginseng.
A la fin du 18e siècle, il fallut malheureusement constater que le ginseng sauvage était devenu rarissime. Mais déjà, dès le 14e siècle, les coréens savaient cultiver et récolter un ginseng d’excellente qualité.
Pour ce faire, ils choisirent les anciens sites où naturellement avait poussé le ginseng sauvage. En faisant de la sorte, ils développèrent la variété « Tassel ». Cette variété, cultivée sur les mêmes sols et dans les mêmes conditions climatiques, se révéla la plus proche de l’authentique ginseng sauvage.
La variété « Tassel » fut alors qualifiée de semi-sauvage.
Sa culture nécessite :
Bien entendu, les engrais chimiques sont strictement prohibés. Le Ministère de la Santé et l’état Coréen veillent tout particulièrement au respect des normes de culture ancestrales du ginseng.
Ces normes de culture sont toujours à l’heure actuelle celles qui étaient pratiquées il y a plus de 500 ans.
On récolte tout d’abord les graines d’un ginseng de qualité âgé d’au moins 4 ans. Ces graines sont ensuite semées dans des pépinières spécialement aménagées. A 16 mois, on opère une sélection rigoureuse sur les plus belles plantules.
Les jeunes plants sont alors transférés in situ. Tous les soins les plus minutieux leur seront alors apportés :
1) large aération des plants,
2) coupe des pédoncules à la floraison pour favoriser la
racine et lui permettre de concentrer ses principes actifs.
La récolte ne doit pas intervenir avant la 5e année de la transplantation.
Ainsi, au total, le cycle de production des meilleurs ginsengs est d’au moins 6 ou 7 ans.
Il faut savoir qu’après récolte, le sol est complètement épuisé. Rien ne pourra y repousser avant une douzaine d’années. Ce qui a pour principale conséquence de limiter la production des meilleurs ginsengs.
Aussitôt
après la récolte, les racines de ginseng sont
triées avec rigueur et lavées avec soin.
Le ginseng blanc est simplement mis à sécher au soleil. Mais il présente l’inconvénient de mal se conserver et est sujet à des attaques parasitaires.
Le ginseng rouge a été mis au point selon un procédé chinois traditionnel permettant une bien meilleure conservation.
Devant ses avantages, ce procédé a été adopté par les coréens. D’autant plus que ce procédé parait décupler les principes actifs bénéfiques du ginseng.
- En premier lieu, les racines sont baignées avec précaution dans un sirop de sucre épais. Elles sont alors déposées sur un drap pendant cristallisation du sucre.
- Ensuite, le drap avec les racines est étendu sur une grille au dessus d’une source de vapeur bouillante. Ce qui a en partie pour effet de « confire » la racine qui prend une couleur rouge brunâtre.
-Enfin, les racines confites, ramollies à la vapeur, sont mises à sécher au soleil, en les protégeant toutefois de rayons trop ardents.
Le ginseng rouge une fois sec est alors tranché en fines lamelles, ou mieux encore il subit une extraction de ses principes actifs, sous forme de concentré semi-mou, plus facile a préparer avant utilisation et directement bio-assimilable.
Les articles de ce site ne remplace en aucun cas un avis médical indispensable dans |
||