C’est dès le IVe siècle avant JC que l’antique civilisation chinoise nous a légué son plus ancien Traité de Médecine : le « Shan Han Ling » (Traité des Monts et des Mers).
Plus de 90 plantes et remèdes sont présentés.
Déjà ce Traité insistait sur le but primordial de la Médecine Orientale : Prévenir !
En effet, il est plus important pour la Médecine Chinoise Classiquede prévenir plutôt que de guérir.
Lorsqu’il est nécessaire de guérir, il est généralement trop tard car les atteintes des maladies sont souvent irréversibles. Alors que les actions de prévention sont souvent couronnées de succès !
C’est ce que précise un autre important Traité Classique Chinois, le « Nei Ling » :
« Les sages ne soignent pas ceux qui sont déjà malades, ils empêchent les bien-portants de devenir malades. »
Ce traité ajoute même :« Administrer des plantes quand la maladie s’est développée,c’est comme commencer à creuser un puits quand on a soif !N’est-il pas trop tard ? »
C’est ce qu’ont compris tardivement, au siècle dernier seulement, les Médecines Occidentales ! Mais il reste néanmoins une différence fondamentale et irréductible entre la Médecine Occidentale et la Médecine Orientale.
La Médecine Occidentale cherche à identifier un mal précis pour y porter remède.
Elle discerne des symptômes individuels pour reconnaître des déficiences et tenter de les traiter par des traitements souvent lourds.
La pharmacopée occidentale est généralement à base de produits pharmaceutiques et chimiques bien trop souvent agressifs et parfois à forts effets secondaires.
Quand la maladie est installée, c’est malheureusement la plupart du temps la seule solution pour traiter le mal … et souvent le mal se « transporte » sur un autre organe! Dans le cas du cancer, on parle ainsi de « métastases » !
Par contre, la Médecine Orientale a une vue plus « intégrale » de l’homme. Pour elle, tous les organes sont interdépendants et en interaction avec l’entier univers. L’individu en tant que tel n’a aucune existence réelle. C’est même une notion totalement incompréhensible pour un oriental.
L’homme n’est qu’une manifestation de l’énergie vitale universelle appelée « Qi »
dans les anciens traités. On pourrait dire que le « Qi » est harmonie fondamentale.
Ainsi, la Médecine Traditionnelle Orientale a pour but de maintenir par des actes préventifs l’ordre harmonieux dans l’univers de l’énergie vitale de l’être. Sa pharmacopée est totalement naturelle. Elle vise à préserver, (et rétablir en cas de trouble), les zones de réserve de l’énergie vitale en chacun.
Elle n’a qu’un but :rétablir l’équilibre universel en cas de rupture de l’harmonie du « Qi » que révèle la maladie.
Le monde chinois a découvert le ginseng en tant que panacée universelle et gage de longévité pour l’homme et la femme.
Dans son célèbre Traité de Phytothérapie, le « Pen Tsao », Li Shi Chen (100 ans après JC), Médecin-Herboriste de l’Empereur écrit :
« Le ginseng fortifie les 5 organes vitaux :
le foie, le cœur, la rate, les poumons et les reins car il harmonise les énergies Yin et Yang. Il tonifie l’énergie et le sang. Le ginseng calme l’esprit et chasse les peurs. C est un puissant sédatif de la conscience, (« le Shen »).
Son usage prolongé fortifie le corps et accroît la durée de la vie. »
Encore aujourd’hui les moines bouddhistes et taoïstes considèrent le ginseng comme un support à la méditation.Comme il augmente le contrôle de l’esprit et du souffle,les moines l’utilisent en effet comme tonique régulier.
La science occidentale a montré son action sur le métabolisme. Mais en Chine, en Corée et au Japon, on le savait depuis longtemps ! En Orient, le ginseng avait fait ses preuves, depuis près de 5000 ans, dans le traitement des fatigues et des déficiences sexuelles, du manque d’appétit et des problèmes respiratoires.